Appartement le plus recherché : quelle est la typologie plébiscitée ?

42,3 %. C’est la part nette, sans fard, des recherches d’appartements T2 à l’achat en France, d’après les chiffres SeLoger de 2024. Pourtant, dans les métropoles où la vie tourne autour des campus, les studios prennent parfois la tête, bousculant la hiérarchie traditionnelle. À mesure que les locations meublées gagnent du terrain, la course aux petites surfaces s’intensifie. Les investisseurs armés d’un bon dossier de crédit s’orientent, eux, vers des biens familiaux, modifiant en profondeur la répartition des typologies recherchées. Les lignes bougent : tout dépend du projet et du profil.

Quels sont les types d’appartements les plus prisés par les investisseurs aujourd’hui ?

Le marché locatif français met en avant un favori de longue date : le T2. C’est le choix solide, celui qui attire aussi bien les jeunes actifs que les étudiants désireux d’un espace rien qu’à eux. Paris, Lyon, Bordeaux… Dans ces grandes villes, la demande ne faiblit pas, la vacance est rare, les loyers tiennent bon. Les propriétaires bailleurs y trouvent la sécurité et la régularité qu’ils recherchent.

Les studios, quant à eux, se concentrent autour des facultés et des quartiers où la jeunesse étudiante bat son plein, à Toulouse ou Rennes notamment. Leur rotation est rapide, les loyers au mètre carré s’envolent, surtout en location meublée. Mais cette rentabilité a un prix : il faut accepter de gérer plus fréquemment les entrées et sorties de locataires.

Pour les familles, le regard se porte sur les T3 et T4, souvent situés en périphérie ou dans des programmes immobiliers neufs. Ces appartements promettent une stabilité d’occupation et la perspective d’une plus-value lors de la revente. Toutefois, l’attente peut être plus longue avant de trouver preneur, la demande étant moins massive que pour les petites surfaces.

Pour y voir plus clair, voici un aperçu synthétique des profils visés et du rendement espéré selon la typologie et la ville :

Typologie Locataires ciblés Rendement potentiel Villes les plus concernées
Studio Étudiants, jeunes actifs Élevé Paris, Lille, Rennes
T2 Jeunes couples, actifs Solide Lyon, Bordeaux, Nantes
T3/T4 Familles Modéré Périphérie, programmes neufs

Adapter sa stratégie immobilière à la situation locale reste décisif. En Île-de-France, la rareté des petites surfaces rend la compétition féroce. Dans des villes où les prix sont plus accessibles, les appartements familiaux retrouvent un attrait, portés par la volonté de confort et l’augmentation constante des prix du neuf.

Comprendre la typologie : du studio au T4, quelles différences pour la rentabilité ?

La rentabilité n’est jamais une affaire de hasard. Pour un premier investissement locatif, le studio reste une porte d’entrée privilégiée. Étudiants et jeunes actifs forment un vivier constant, surtout dans les grandes villes. Avantage : des loyers au mètre carré élevés. Limite : une vacance locative qui peut grignoter le rendement si la gestion n’est pas suivie de près.

Le T2, lui, offre une position d’équilibre : surface appréciable, prix raisonnable à l’achat, rotation des locataires moins soutenue mais plus stable. C’est ce format qui séduit les investisseurs prudents, notamment à Lyon ou Nantes, où le marché locatif reste très dynamique.

Quant aux T3 et T4, leur volume attire familles ou colocataires, avec un cycle d’occupation plus long. L’intérêt principal ? Une belle perspective de plus-value, surtout dans le neuf. Mais il faut accepter une rentabilité brute moins spectaculaire, les loyers plafonnant plus vite que pour les petites surfaces.

Voici les principaux atouts de chaque segment pour guider le choix :

  • Studios : rotation accélérée des locataires, rendement dynamique mais gestion plus intensive.
  • T2 : stabilité de la demande, valorisation régulière, marché large et pérenne.
  • T3/T4 : faible vacance, cible familiale fidèle, potentiel de gain à la revente.

La location meublée s’impose de plus en plus sur les petites surfaces. Elle colle à la mobilité des urbains et permet de maximiser les loyers, tout en répondant à l’attente de flexibilité des nouveaux locataires.

Pourquoi certaines configurations séduisent davantage les locataires et les propriétaires ?

Le succès d’une typologie ne tient ni au hasard ni à la mode. Il dépend d’ingrédients concrets : tension locative, profils des habitants, attractivité du quartier. Dans les villes les plus recherchées, les surfaces intermédiaires, notamment les T2, cristallisent la demande. Les jeunes actifs et étudiants priorisent la simplicité, la centralité, la rapidité d’installation. Résultat : les appartements compacts se louent sans difficulté, restent rarement vides et nécessitent peu d’aménagements.

Du point de vue des propriétaires bailleurs, c’est la sécurité du flux locatif qui prime. Un studio ou un T2 meublé au cœur de Lyon, Toulouse ou Paris assure un taux de remplissage quasi permanent. La tension du marché fait grimper la valeur de ces biens, la demande dépassant sans cesse l’offre. Même logique à Bordeaux, Nantes ou Lille, où le dynamisme étudiant et économique assure un roulement régulier des locataires.

Les logements plus spacieux s’adressent surtout à ceux qui cherchent une résidence principale. Le T3 ou le T4, particulièrement dans les programmes neufs, attire par la qualité de vie et l’espace. Cependant, la compétition à l’achat reste vive, tandis que la demande locative s’y montre plus mesurée que pour les petites surfaces.

Retenons les grandes tendances qui guident le choix de la configuration idéale :

  • Jeunes actifs et étudiants : priorisent mobilité, accessibilité, praticité.
  • Propriétaires bailleurs : visent rendement et sécurité grâce à la location meublée en centre urbain.
  • Familles : privilégient espace et stabilité, souvent en quartiers résidentiels ou dans le neuf.

Le marché ne se laisse pas enfermer dans une seule logique. À Paris, la pression sur les petites surfaces ne faiblit jamais. À Rennes ou Nantes, la demande se diversifie, modifiant peu à peu les équilibres établis.

Vieux couple détendu sur un canapé dans un salon chaleureux

Conseils pratiques pour choisir la typologie idéale selon votre projet d’investissement locatif

Avant de fixer votre choix, il s’agit d’identifier le cœur de votre stratégie. Studio ou T2 ? Tout dépend de la tension locative : à Paris, Lyon ou Bordeaux, la demande vise clairement les petites surfaces, portée par les jeunes actifs et les étudiants. À Rennes, Toulouse ou Nantes, le spectre s’élargit : familles, colocation, mobilité professionnelle trouvent leur place.

La typologie doit coller à l’environnement. En centre-ville, T1 ou T2 meublé, c’est l’assurance d’une vacance locative réduite et de loyers attractifs, surtout près des pôles universitaires ou des bassins d’emploi. En périphérie, les T3 ou T4 restent le choix des familles en quête d’espace et de stabilité. Pour maximiser la rentabilité, comparez rendement brut et potentiel de valorisation future. Certes, les petites surfaces bougent plus, mais entraînent aussi des frais de gestion et d’entretien plus élevés.

Voici deux leviers à ne pas négliger dans votre réflexion :

  • Dans les programmes immobiliers neufs, orientez-vous vers les dispositifs adaptés : loi Pinel pour réduire l’imposition, exonération de taxe foncière ou prêt à taux zéro pour alléger le financement.
  • Pensez à anticiper les travaux d’amélioration énergétique, de plus en plus surveillés par les locataires et valorisés lors de la revente.

S’informer sur le marché local, surveiller les évolutions de prix, savoir se projeter à long terme : voilà ce qui fait la différence. À Lille ou Nantes, les T2 en neuf partent vite. Toulouse et Rennes voient la colocation gagner du terrain. C’est en lisant la dynamique démographique, en évaluant la qualité des infrastructures et la variété de la demande que l’on trouve la bonne réponse.

Le choix de l’appartement idéal ne se joue pas sur un coup de dés. Il se construit, quartier après quartier, selon l’énergie de la ville, les attentes des habitants et les évolutions du marché. À chaque projet, sa typologie gagnante. À vous de tracer la trajectoire.