Un décret venu bousculer les habitudes du marché locatif s’apprête à redistribuer les cartes dès le 1er janvier 2023. Les passoires énergétiques, ces logements classés F et G, seront tout simplement écartées du marché locatif. Impossible de les proposer à la location : ils ne répondront plus aux critères de décence. Mais qui va devoir réagir, et par où commencer pour s’aligner sur cette nouvelle donne ?
Fin des passoires énergétiques : qui doit s’en préoccuper ?
Le bâtiment, ce secteur responsable d’environ 40 % des émissions de CO2 dans les pays développés, se retrouve à nouveau sous le feu des projecteurs. Impossible désormais de l’ignorer : la lutte contre le réchauffement climatique oblige à des choix concrets, et la rénovation des logements énergivores s’impose comme une étape décisive. Les propriétaires directement concernés n’ont plus le luxe d’attendre. Place aux travaux, et pas n’importe comment : il faudra s’entourer de professionnels compétents en audit énergétique, comme Thermiconseil, pour maximiser les effets des rénovations et s’assurer qu’elles transforment vraiment la performance des bâtiments.
Le texte cible tous les bailleurs, qu’ils possèdent un appartement ou soient membres d’une copropriété. Les locataires, eux aussi, voient leur situation évoluer. Depuis le 1er juillet 2021, le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) est devenu opposable. Traduction concrète : un locataire peut désormais contester un DPE erroné ou incomplet, et obtenir réparation si le logement ne respecte pas les obligations légales.
Propriétaires de logements classés F ou G, mieux vaut anticiper. Les délais sont courts, les contrôles se renforceront, et les sanctions tomberont pour ceux qui n’auront pas mis leur bien aux normes énergétiques à temps. Attendre la dernière minute, c’est prendre le risque de se retrouver dans l’impasse.
Rénovation énergétique : comment franchir les étapes décisives ?
Lorsque la rénovation devient incontournable pour améliorer le classement énergétique d’un bien, mieux vaut suivre une démarche structurée. L’objectif reste simple : limiter les pertes de chaleur, réduire la consommation, et ainsi alléger la facture comme l’empreinte carbone.
Tout commence par un audit précis pour repérer les failles du logement : où s’envole l’énergie ? L’audit dévoile les priorités. Ensuite, il faut envisager plusieurs interventions complémentaires, souvent indispensables pour réussir la rénovation :
- Renforcer l’isolation : murs, toiture, planchers, fenêtres, chaque point faible doit être traité. Cela passe par la pose de matériaux performants, l’application d’enduits adaptés ou l’installation de double vitrage.
- Moderniser le système de chauffage : remplacer une chaudière vétuste par un équipement plus efficient permet de consommer moins tout en gagnant en confort. Installer un thermostat et penser au calorifugeage des tuyaux viennent compléter le dispositif.
- Optimiser la gestion de l’énergie : régulation fine, programmation intelligente, chaque geste compte pour éviter le gaspillage.
Le coût de ces transformations peut sembler vertigineux, mais des dispositifs de soutien existent. Entre la prime Énergie et les aides de l’Anah via le programme Habiter Mieux, les propriétaires peuvent bénéficier d’un accompagnement financier. Certaines primes atteignent jusqu’à 50 000 €, de quoi alléger sensiblement la facture des travaux.
Le compte à rebours est lancé. Rester spectateur, c’est s’exposer à l’exclusion du marché locatif et à des sanctions accrues. Agir dès maintenant, c’est transformer une contrainte en opportunité, celle d’habiter ou de louer un logement plus sobre, plus sain, et prêt à affronter les défis énergétiques de demain.

