Acheter sa première maison mobilise toute l’attention sur le prix du bien, les frais de notaire et le taux du crédit. L’assurance habitation, elle, arrive souvent en dernier dans les calculs, alors qu’elle représente une dépense récurrente à anticiper dès le montage du budget. En 2026, avec des tarifs en hausse sensible, mieux vaut ne pas la découvrir au dernier moment.
Une couverture pas toujours obligatoire, mais quasi incontournable
Contrairement au locataire, un propriétaire occupant n’est pas légalement tenu de souscrire une assurance habitation pour sa résidence principale. En pratique, la banque qui accorde le crédit immobilier l’exige presque systématiquement comme condition du prêt. Le contrat standard est la multirisque habitation (MRH) : il couvre à la fois le logement et le mobilier en cas d’incendie, de dégâts des eaux, de vol ou de catastrophe naturelle, et inclut une garantie responsabilité civile pour les dommages causés à des tiers en tant que propriétaire occupant.
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Sur le timing, la règle est simple : pour une maison ancienne, la couverture doit être active dès la signature de l’acte authentique chez le notaire. Pour un logement neuf livré en VEFA, elle prend effet à la remise des clés. Dans les deux cas, il vaut mieux avoir comparé les offres en amont et ne pas attendre la veille de la signature. Les ressources pratiques ne manquent pas pour préparer cette étape : un guide comme celui consacré à l’assurance habitation dans le cadre de l’achat d’une première maison permet de baliser les critères à vérifier avant de s’engager.
Des tarifs qui ont fortement augmenté ces deux ans
En mars 2026, le coût moyen de l’assurance d’une maison de plus de 110 m² atteignait 403 euros par an, contre 394 euros un mois plus tôt, selon le baromètre du Comparateur Assurance. Les hausses successives se sont accumulées : +11 % en 2025, puis entre 4 et 8 % supplémentaires en 2026 selon les profils et les assureurs.
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Plusieurs facteurs expliquent cette pression tarifaire. La revalorisation de la surprime catastrophe naturelle, passée de 12 % à 20 % au 1er janvier 2025, s’est répercutée sur les contrats renouvelés en 2026. France Assureurs chiffre le coût des sinistres climatiques à 6 milliards d’euros par an. À cela s’ajoutent la flambée du coût des matériaux de réparation et la hausse de la réassurance au niveau mondial. La franchise légale en cas de catastrophe naturelle est fixée à 380 euros. Une nouvelle revalorisation n’est pas exclue à horizon 2027 si la sinistralité reste élevée.
Autre point à surveiller selon la localisation : les zones exposées aux inondations, au retrait-gonflement des argiles ou aux incendies de forêt peuvent entraîner des surprimes spécifiques, voire des refus de certains assureurs.
Bien choisir son contrat dès l’achat
Les maisons neuves sont généralement moins coûteuses à assurer que les maisons anciennes, du fait d’une sinistralité plus faible liée aux normes de construction modernes (RE 2020). Le propriétaire d’un logement neuf de moins de dix ans bénéficie par ailleurs de garanties légales à la charge du constructeur : garantie de parfait achèvement (un an), garantie biennale sur les équipements (deux ans), garantie décennale sur le gros œuvre. Le contrat MRH vient en complément, pour les risques quotidiens que ces garanties ne couvrent pas.
Quelques réflexes concrets : comparer plusieurs devis avant la signature de l’acte, lire attentivement les exclusions (piscines, dépendances, clauses d’entretien), et vérifier que le contrat couvre bien le type de construction concerné. Pour une maison à ossature bois notamment, certains assureurs appliquent des conditions particulières : il est préférable de le vérifier directement auprès de l’assureur ou d’un courtier spécialisé. Enfin, la résiliation reste possible à tout moment après la première année, ce qui laisse la liberté de renégocier si une offre plus adaptée se présente.
Pour aller plus loin sur les démarches liées à l’acquisition d’un bien, la rubrique acquisition du site recense les étapes clés à ne pas négliger.
