Le marché immobilier drômois progresse régulièrement : à Valence, les prix ont augmenté de plus de 21 % en cinq ans, selon les données SeLoger arrêtées au 1er février 2026. Dans ce contexte porteur, la présence de nuisibles non traités peut peser lourd sur une transaction, une mise en location ou la valeur d’un bien. Termites, punaises de lit, frelon asiatique : ces problématiques ne relèvent pas du seul confort. Elles ont des implications légales et financières concrètes.
Des obligations réglementaires bien précises à la vente
La Drôme fait partie des départements partiellement déclarés termités par arrêté préfectoral (n°10-1156 du 24 mars 2010). Dans les zones concernées, tout vendeur est tenu de fournir un état parasitaire lors de la vente d’un bien bâti. Ce diagnostic doit être réalisé par un diagnostiqueur certifié COFRAC, distinct du professionnel chargé du traitement. Sa validité est de six mois.
La mérule obéit à une logique différente. Depuis la loi ALUR de 2014, tout propriétaire ayant connaissance de sa présence dans son bien doit la signaler en mairie, sans délai. Aucun diagnostic mérule n’est formellement imposé à la vente en Drôme en dehors d’une zone délimitée par arrêté spécifique, mais le risque de vice caché non déclaré engage la responsabilité civile du vendeur.
Pour les bailleurs, c’est la loi du 6 juillet 1989 qui s’applique : l’obligation de remettre un logement décent. Une infestation de punaises de lit avérée à l’entrée dans les lieux peut ouvrir droit à contentieux. À l’échelle nationale, l’ANSES estimait à 1,4 milliard d’euros le coût économique de ces infestations entre 2017 et 2022, pertes locatives comprises.
Des nuisibles spécifiques à surveiller dans le département
Le frelon asiatique s’est installé dans la Drôme dès 2014 et progresse depuis à un rythme soutenu. Entre 2024 et 2025, les destructions de nids ont bondi de 50 % dans le département. Un nid non traité à l’automne peut héberger jusqu’à 13 000 individus et générer dix nouveaux nids l’année suivante. Depuis la loi du 14 mars 2025 et son décret d’application de décembre 2025, la lutte contre cette espèce invasive s’inscrit dans un cadre national, mais la charge de l’intervention repose toujours sur le propriétaire ou l’occupant : les pompiers n’interviennent plus en dehors d’un danger imminent avéré.
La chenille processionnaire du pin est elle aussi présente régulièrement dans le département, encadrée par des arrêtés préfectoraux de vigilance. Inscrite dans le code de la santé publique depuis le décret du 25 avril 2022, elle présente des risques réels pour les personnes et les animaux. Insectes xylophages, cafards, fourmis ou punaises de lit complètent un tableau local qui justifie, pour tout bien ancien ou en gestion locative, une surveillance régulière.
Pour ces interventions, faire appel à un spécialiste de la désinsectisation dans la Drôme certifié Certibiocide reste la garantie d’un traitement adapté à l’espèce identifiée. Cette certification, obligatoire depuis le 1er janvier 2024 pour les prestataires utilisant des produits biocides professionnels (catégorie nuisibles TP14, TP18, TP20), distingue une intervention réglementaire d’un traitement amateur souvent insuffisant.
Choisir un professionnel : les bons réflexes
Avant toute intervention, un professionnel sérieux réalise un diagnostic préalable pour identifier précisément l’espèce en cause. Le traitement n’est qu’une étape d’un protocole qui comprend aussi l’identification des voies d’accès et, pour certains nuisibles comme les punaises de lit ou les termites, un suivi post-traitement. Un devis gratuit avant intervention est la norme dans le secteur.
Les propriétaires et gestionnaires soumis à des obligations réglementaires (résidences collectives, établissements de restauration, entrepôts agroalimentaires) peuvent souscrire des contrats annuels garantissant une conformité continue. Pour les particuliers, une intervention en 24 à 48 heures reste la règle chez les prestataires structurés actifs dans le département.
Préserver la valeur d’un bien drômois dans un marché en progression, c’est aussi gérer ces risques en amont, bien avant la signature d’un compromis ou la remise des clés à un locataire.
