Fin des locations pour les logements à haute consommation énergétique en 2034

L’État sonne le glas des locations pour les logements à haute consommation énergétique d’ici 2034 ! Cette décision fait suite à la promulgation de la loi Climat et résilience le 22 août 2021. Que peut-on retenir de ces types logements ? Quel est le calendrier prévu pour l’interdiction ? Et quelles sont les aides existantes pour une rénovation énergétique ? Éléments de réponse dans cet article.

Logement énergivore : ce qu’il faut savoir

Les logements à haute consommation énergétique sont des habitations bénéficiant d’une mauvaise isolation. Ce qui est à l’origine du gaspillage d’énergie et de chauffage. Encore appelés logements énergivores ou passoires thermiques, ces types de résidences sont soumis au diagnostic de performance énergétique. Il s’agit d’un processus qui renseigne sur la performance énergétique d’un logement. Les passoires thermiques sont responsables de l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Puisqu’ils sont privés d’isolation, ils sont aussi à l’origine d’une consommation excessive d’énergie. Conséquences, les dépenses liées aux factures deviennent colossales. Par ailleurs, il faut reconnaître que la hausse des tarifs d’électricité et de gaz est un signe de mauvais augure.

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L’interdiction des logements à haute consommation en 2034

En période hivernale, les logements énergivores laissent pénétrer le froid. En été, ils laissent échapper la fraîcheur. Les habitants sont alors exposés à un véritable manque de confort thermique. Ce qui n’est toujours pas favorable pour leur condition sociale et leur santé. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles le gouvernement a instauré un plan qui vise à interdire les locations pour ces types de logements. Cette interdiction se fonde sur la loi Climat et résilience. Les étapes pour son aboutissement sont réparties sur plusieurs années, le temps de permettre à propriétaires de rénover progressivement leur habitation.

Conformément au calendrier mis en place, l’année 2023 sera consacrée à l’interdiction de nouveaux contrats de location. Mais, cela concerne particulièrement les logements qui consomment plus de 450 kWh d’énergie par an. 511 000 logements environ sont d’ailleurs concernés par le fait. En 2025, on assistera à une interdiction à la location des habitations appartenant à la classe G. Trois années après, soit 2028, l’interdiction concernera les logements de la classe F. Celle relative aux résidences de la classe E est prévue pour 2034. Cette année marquera justement la fin des locations énergivores.

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Les travaux à effectuer pour réduire la consommation d’énergie

Plusieurs travaux sont à effectuer pour éviter la consommation excessive d’énergie au sein d’une habitation. En effet, quel que soit le chantier à construire, la première idée consiste à solliciter l’expertise d’un auditeur. Ce dernier dispose des compétences nécessaires pour identifier les sources d’où pourrait provenir le gaspillage énergétique. Prioritairement, il faudra s’intéresser à la question de l’isolation thermique. Cela vous permettra de revoir à la baisse la déperdition de chaleur. Les travaux nécessaires dans ce cas concernent entre autres les combles, les planchers et les toits-terrasses. Les portes, les murs et les fenêtres ne doivent pas rester en marge de l’opération.

Ensuite, résolvez la situation liée au système de chauffage. Pour ce faire, débarrassez-vous du chauffage au fioul puis sortez la chaudière à gaz. On retrouve de nos jours plusieurs équipements présentant une faible consommation d’énergie. Ces équipements sont tout aussi bénéfiques et efficaces pour chauffer. Vous pouvez par exemple choisir une pompe à chaleur, des appareils de gaz à condensation ou encore des pellets de bois. En dehors de l’isolation thermique et du système de chauffage, il faudra également réfléchir à la production d’eau chaude sanitaire. Cette dernière peut être gérée grâce à un équipement moderne tel que le chauffe-eau solaire ou le ballon thermodynamique.

Les différentes aides pour la rénovation d’un logement énergivore

Il existe aujourd’hui plusieurs aides à la rénovation des logements énergivores. Ces dernières permettent aux propriétaires des biens concernés, de les rénover à un coût accessible. Parmi ces dernières, on retrouve MaPrimeRénov’. Il s’agit en effet d’une aide qui vient en remplacement au programme Habiter Mieux de l’Agence nationale de l’habitat. Dans le cadre d’une rénovation globale, elle se décline sous trois formats à savoir :

  • L’aide aux ménages aisés et intermédiaires ;
  • L’aide aux foyers modestes ou très modestes ;
  • L’aide pour l’habitat collectif.

Par ailleurs, vous pouvez également bénéficier des certificats d’économies d’énergie, une aide privée accessible sans aucune condition de ressources. On a aussi l’éco-prêt à taux zéro, un prêt sans intérêts bien évidemment, qui concerne les projets de rénovation énergétique. Le montant maximal accordé est de 50 000 € à rembourser sur 20 années pour une rénovation globale.